Covid-19 : un député insulté et agressé par des opposants au passeport à Perpignan

Covid-19 : un député insulté et agressé par des opposants au passeport à Perpignan

Des manifestants opposés à la mise en place du carnet de vaccination ont "attaqué" la permanence du député LREM Romain Grau samedi 22 janvier 2022 à Perpignan, avant de s'en prendre "violemment" à lui, a rapporté l'AFP.

Afin de lutter contre l'épidémie de Covid-19 qui se propage en France depuis l'apparition du variant Omicron, le gouvernement a décidé de mettre en place un carnet de vaccination. Celui-ci doit remplacer le carnet de santé et sera officiellement mis en place à partir du lundi 24 janvier 2022. Cette nouvelle mesure de santé publique suscite toutefois beaucoup de mécontentement chez une partie de la population française.

Romain Grau a "reçu un coup de poing au menton".

Alors que de nouvelles manifestations ont eu lieu ce week-end pour réclamer la suppression du carnet de vaccination, celle qui s'est déroulée près de Perpignan a malheureusement dégénéré. Comme l'a rapporté l'AFP samedi 22 janvier 2022, plusieurs manifestants ont "attaqué" le bureau du député LREM Romain Grau. Ce dernier a en outre été "violemment" interpellé aux côtés d'un conseiller parlementaire du ministre de la Justice.

"Je travaillais avec Guillem Gervilla, le conseiller parlementaire d'Eric Dupond-Moretti, quand soudain nous avons entendu une horde de personnes se diriger vers le bureau puis taper sur les vitres", a raconté Romain Grau à l'AFP. "Nous sommes sortis pour leur parler et c'est là que nous avons été très violemment agressés. Ils voulaient clairement nous casser avec des insultes graves", a-t-il ajouté, expliquant avoir reçu "un coup de poing au menton".

Romain Grau va porter plainte.

Sur Twitter, Romain Grau a diffusé une vidéo où l'on entend notamment un homme crier "à mort" et un autre lui demander en criant "tu l'as voté le pass ?". "Un de mes voisins s'est interposé et s'est fait gifler. On a finalement réussi à se réfugier à l'étage et ils se sont dispersés après avoir cassé une vitre", a finalement conclu le député LREM, annonçant à l'AFP son intention de porter plainte. De son côté, le préfet des Pyrénées-Orientales, Étienne Stoskopf, a condamné "ces actes inacceptables dans une démocratie" sur Twitter.

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