À la première convention de la gauche, la NUPES célèbre son unité dans sa différence

À la première convention de la gauche, la NUPES célèbre son unité dans sa différence

C’est la photo de famille qui scelle l’alliance de la gauche. Samedi 7 mai, les partis membres de la Nouvelle union populaire écologique et sociale se sont donnés rendez-vous à Aubervilliers pour célébrer leur rassemblement. Un difficile jeu d’équilibriste entre leurs valeurs communes et leurs divergences, cultivées des années durant, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

“Tout le monde fait comme si on ne s’était pas parlé depuis des siècles, ce n’est pas vrai” s’agace Olivier Faure, première secrétaire du Parti socialiste. “Pendant la présidentielle, il y a eu cette course en couloir, mais justement on a entendu le message des électeurs et électrices,” appuie Sandrine Rousseau, membre EELV et candidate NUPES. Réunis sur scène, plusieurs membres de chaque parti ont tenu à marteler cette unité, sans pour autant gommer leurs différences. “Nous aurons la possibilité chacun d’avoir un groupe à l’Assemblée nationale,” rappelle Fabien Roussel, secrétaire national du PCF.

“Nous sommes en train d’écrire une page de l’histoire politique de la France”, a déclaré Jean-Luc Mélenchon sur la scène, où étaient assis les chefs écologiste Julien Bayou, socialiste Olivier Faure et de Générations Sophie Taillé-Polian. “C’est la première fois depuis 25 ans qu’un accord général intervient entre les forces traditionnelles de la gauche, des écologistes et des petits derniers, les insoumis”, a-t-il salué. 

 Si l’accord a été largement validée du côté d’EELV, le scénario est bien différent au Parti socialiste, où il est rejeté sans appel par plusieurs grandes figures du PS. Concrètement, la puissante présidente de la région Occitanie Carole Delga, opposante résolue à l’accord, a apporté samedi son soutien à un candidat dissident dans le Lot.